Peur de conduire : comprendre l’amaxophobie et retrouver de l’assurance
Vous aimeriez conduire plus sereinement, mais la peur prend le dessus ? Vous évitez l’autoroute, préparez longuement vos trajets ou préférez laisser quelqu’un prendre le volant. Cette peur de conduire peut finir par limiter votre liberté au quotidien. Prenons le temps de comprendre ce qui vous inquiète et la façon dont l’hypnose peut vous accompagner pour retrouver davantage d’assurance, à votre rythme.
Quand la peur de conduire commence à décider de vos trajets
La peur de conduire peut vous amener à éviter certains trajets, même lorsque vous avez votre permis et savez conduire.
Vous devez vous rendre quelque part et votre première question n’est plus « À quelle heure partir ? », mais « Est-ce que je vais réussir à conduire jusque-là ? ».
Vous vérifiez l’itinéraire, cherchez une route sans autoroute ou demandez si quelqu’un peut vous accompagner. Un trajet que d’autres font sans y penser vous demande parfois beaucoup de préparation.
La peur de conduire peut prendre de la place bien avant de vous installer au volant. Vous imaginez les passages difficiles, les dépassements, la circulation ou le moment où vous ne pourrez plus faire demi-tour.
Vous aimeriez pouvoir partir plus librement. Pourtant, vous vous retrouvez à négocier avec cette peur : « Je peux y aller, mais seulement par cette route », « Pas s’il pleut », « Pas seul ».
Prendre le temps de comprendre ce que vous redoutez permet de mieux cerner ce qui vous freine aujourd’hui.
Qu’est-ce que l’amaxophobie ?
Le mot amaxophobie désigne la peur de conduire. Elle peut concerner la conduite en général ou certaines situations : l’autoroute, les tunnels, les routes inconnues, la circulation dense ou le fait de conduire seul.
Être prudent ou manquer d’assurance après une longue interruption ne signifie pas forcément avoir une phobie. Ce qui compte, c’est l’intensité de votre peur et ses conséquences sur votre quotidien.
Vous pouvez continuer à conduire tout en vivant chaque trajet avec une forte appréhension. Vous pouvez aussi éviter progressivement certains déplacements, jusqu’à laisser presque toujours le volant à quelqu’un d’autre.
Pour mieux comprendre les peurs intenses et les comportements d’évitement, vous pouvez consulter le dossier de l’Inserm sur les troubles anxieux et les phobies.
Que redoutez-vous vraiment au volant ?
Derrière la peur de conduire, les inquiétudes peuvent être différentes.
Vous craignez peut-être de provoquer un accident, de mal réagir ou de gêner les autres conducteurs. Pour une autre personne, le plus difficile sera la perspective de paniquer, de se sentir mal ou de ne pas pouvoir s’arrêter.
Ces pensées peuvent prendre la forme de questions :
- « Et si je perds mes moyens ? »
- « Et si je ne peux pas sortir de l’autoroute ? »
- « Et si quelqu’un me klaxonne et que je ne sais plus quoi faire ? »
- « Et si je me sens mal alors que je suis seul ? »
Un manque de pratique, une peur de l’accident et l’appréhension d’une montée d’angoisse ne recouvrent pas les mêmes difficultés.
Je prends donc le temps de comprendre ce qui se passe pour vous, au-delà du seul mot « phobie ».
Pourquoi l’autoroute peut-elle être particulièrement inquiétante ?
Vous êtes peut-être à l’aise en ville ou sur les petites routes, mais dès qu’un panneau annonce l’autoroute, la tension monte.
La vitesse, les camions, les dépassements ou l’entrée sur une voie rapide peuvent vous impressionner. Vous pouvez aussi redouter de devoir continuer jusqu’à la prochaine sortie.
Pour certaines personnes, c’est surtout le sentiment de ne pas pouvoir quitter facilement la situation qui devient inquiétant.
Vous restez alors très attentif aux sorties, à la distance restante et à ce que vous ressentez. Le trajet devient une succession d’étapes à tenir plutôt qu’un déplacement ordinaire.
Vous aimeriez reprendre une portion d’autoroute, envisager un trajet seul ou vivre les dépassements avec moins d’appréhension. Ces situations concrètes nous aident à comprendre ce que vous souhaitez retrouver dans votre quotidien.
La peur de conduire vient-elle toujours d’un accident ?
Pas nécessairement. Vous pouvez relier votre peur à un accident, à une frayeur ou à un moment où vous vous êtes senti mal au volant.
Mais vous pouvez aussi avoir du mal à identifier un début précis. Vous avez peu conduit pendant longtemps, vous avez perdu de l’assurance ou certaines situations sont devenues progressivement plus difficiles.
Vous n’avez pas besoin de connaître l’origine exacte de votre peur pour venir en parler. Nous prenons le temps de considérer votre vécu actuel et votre histoire, sans chercher à tout prix une cause cachée.
Si un événement précis reste très présent, un travail par mouvements oculaires peut être envisagé dans certaines situations ciblées, avec une préparation adaptée.
Pourquoi éviter certains trajets ne suffit-il pas toujours ?
Contourner une route qui vous inquiète peut vous soulager immédiatement. Vous arrivez à destination et vous vous dites : « Heureusement que je n’ai pas pris l’autoroute ».
Mais, progressivement, vos possibilités peuvent se réduire. Vous acceptez certains rendez-vous uniquement si quelqu’un vous conduit. Vous renoncez à une sortie ou choisissez systématiquement un trajet beaucoup plus long.
Ces adaptations vous aident sur le moment, mais elles peuvent aussi laisser la peur prendre davantage de place.
Il ne s’agit pas de vous reprocher vos évitements. Ils ont souvent été votre façon de continuer à avancer malgré la difficulté. L’objectif est de retrouver progressivement davantage de choix.
Mon article sur les phobies et les mécanismes qui entretiennent la peur peut compléter cette réflexion.
Comment l’hypnose et l’EFT peuvent-elles vous accompagner ?
La peur de conduire est notre point de départ, mais mon approche prend en compte votre histoire dans son ensemble. Nous prenons le temps d’échanger sur votre parcours depuis l’enfance, les événements qui vous ont marqué et la place des peurs dans votre vie, sans supposer que tout vient du passé.
L’accompagnement prend en compte vos émotions et ce que vous vivez aujourd’hui. Il peut porter sur les peurs qui prennent de la place dans votre vie, l’anticipation des trajets ou le sentiment de perdre le contrôle au volant. Le travail s’adapte à vos besoins et à votre évolution, pour vous aider à retrouver davantage d’assurance.
Pendant l’hypnose, je vous accompagne dans un état modifié de conscience pour m’adresser à votre inconscient, à travers des suggestions, des images et des métaphores. Vous n’avez pas à parler : vous pouvez vous laisser guider par ma voix, tout en gardant la possibilité de signaler un inconfort ou d’interrompre la séance.
Pour découvrir cette approche, consultez ma page consacrée à l’hypnose ericksonienne.
Selon vos besoins, je peux également intégrer l’EFT à l’accompagnement. Cette approche associe la parole à de légers tapotements sur certains points du corps. Je peux la proposer pour travailler sur ce que vous ressentez lorsque vous pensez à conduire : l’appréhension du trajet, une sensation de tension ou la peur de perdre vos moyens. Elle trouve sa place dans mon approche globale, en complément du travail proposé.
Ces approches ne garantissent pas la disparition de la peur. L’objectif est de vous aider à retrouver davantage d’assurance et de liberté dans votre quotidien.
Retrouver de l’assurance, sans vous mettre à l’épreuve
Vous n’avez pas à choisir entre tout éviter et vous imposer immédiatement le trajet le plus difficile.
Retrouver de l’assurance demande de tenir compte de votre situation et de vos capacités actuelles. L’objectif n’est pas de réussir à tout prix, mais de retrouver une conduite compatible avec votre sécurité et celle des autres.
Si votre difficulté concerne aussi les gestes de conduite ou un manque de pratique, des cours de remise à niveau avec un enseignant de la conduite peuvent compléter l’accompagnement.
Les thérapies cognitives et comportementales, notamment avec une exposition progressive accompagnée, font partie des approches de référence pour les phobies. Si votre peur limite fortement votre autonomie ou s’accompagne de crises répétées, un médecin ou un psychologue peut vous aider à choisir une prise en charge adaptée.
Questions fréquentes sur la peur de conduire
Peut-on être accompagné si l’on a peur uniquement sur l’autoroute ?
Oui. Vous pouvez être à l’aise sur vos trajets habituels et ressentir une forte appréhension sur l’autoroute. Cette peur mérite aussi d’être prise en compte, même si vous continuez à conduire ailleurs. Nous prenons le temps de comprendre ce qui vous inquiète : la vitesse, les dépassements ou le sentiment de ne pas pouvoir vous arrêter facilement.
Combien de séances faut-il ?
Le nombre varie selon votre situation, l’ancienneté de vos difficultés et votre évolution. Mon approche est globale : elle prend en compte votre histoire et ce que vous vivez, au-delà de la seule peur au volant. Aucun nombre précis de séances ne peut être garanti à l’avance.
Peut-on consulter en visio pour la peur de conduire ?
Oui, je propose l’hypnose et l’EFT en visio. Vous pouvez ainsi être accompagné depuis chez vous, notamment si les déplacements sont difficiles pour vous. Les séances par mouvements oculaires, lorsqu’elles sont indiquées, se déroulent uniquement au cabinet.
Retrouver davantage de liberté dans vos déplacements
Pouvoir rendre visite à un proche, accepter un rendez-vous ou partir quelques jours sans organiser toute votre vie autour d’un itinéraire : ce sont ces possibilités que nous cherchons à vous aider à retrouver.
Je suis Perrine Marie-Saint Germain, hypnothérapeute à Aix-en-Provence depuis 2018. Je vous accueille au cabinet, que vous habitiez Aix ou les communes alentours, ainsi qu’en visio pour l’hypnose et l’EFT.
Pour découvrir ma façon de travailler, retrouvez mon accompagnement des peurs et des phobies.
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